Levêque, haletant, vient s'appuyer quelques instants au mur de mon P.C. (...) ."Mon Capitaine, je n'en puis plus. Nous ne restons plus que trois brancardiers; les autres sont tués ou blessés. Voilà trois jours que je n'ai pas mangé, que je n'ai pas bu une goutte d'eau, que je ne suis pas allé à la selle.". On sent que ce corps frêle ne tient que par un miracle d'énergie. Un héros, en voilà un authentique. Il n'a pas la croix de guerre. C'est un brave homme modeste qui fait son devoir sans se soucier des balles et des marmites, qui fait son devoir à en crever.