La pluie tombait toujours, elle tomba toute la nuit ; les parois de la tranchée s'éboulaient et, malgrè la pente très vive, en certains endroits l'eau s'accumulait, arrêtée par les éboulements. Au fond le ruisseau montait, les eaux s'étendaient, s'avançaient vers nous en un vaste étang, les sentinelles ne veillaient plus, fuyant cette inondation, cet enlisement. Les uns abandonnèrent la tranchée, d'autres s'acharnaient à creuser des trous individuels qui s'effondraient presque aussitôt.